Déchaussement dentaire
Une gencive qui semble descendre, des dents qui paraissent plus longues, une sensibilité au froid près de la gencive : on parle couramment de déchaussement dentaire. Ce mot recouvre pourtant des situations différentes. Au cabinet, à Saint-Raphaël, nous commençons par rechercher ce qui se cache derrière ce que vous constatez.
Que recouvre le terme « déchaussement » ?
« Déchaussement » est un mot courant, pas un diagnostic. Il décrit une impression : la dent semble sortir de sa gencive. Derrière ce mot, deux situations principales sont à distinguer.
La première est la récession gingivale. La gencive se retire vers la racine et en découvre une partie. Elle peut toucher une seule dent ou plusieurs, y compris chez une personne dont les gencives sont par ailleurs saines.
La seconde est la maladie parodontale. Une inflammation chronique atteint alors les tissus qui soutiennent la dent, dont l’os. La gencive peut se rétracter, et la dent perdre une partie de son ancrage.
Ces deux situations peuvent aussi coexister. Elles ne se traitent pas de la même façon, d’où l’importance de bien les distinguer.
Quels signes peuvent faire penser à un déchaussement ?
Plusieurs changements peuvent vous amener à consulter :
- une gencive qui se rétracte et laisse apparaître la racine, de teinte plus jaune que l’émail ;
- des dents qui paraissent plus longues qu’auparavant ;
- une sensibilité au froid, au chaud ou au brossage, près de la gencive ;
- des espaces qui s’ouvrent entre les dents, ou des dents qui semblent se déplacer ;
- une dent qui bouge ;
- des gencives qui saignent ou qui gonflent.
Un seul de ces signes ne permet pas de savoir de quelle situation il s’agit. Une sensibilité peut ainsi avoir d’autres origines qu’une racine exposée, comme une carie. Une dent qui bouge mérite d’être examinée, sans conclure d’emblée à une perte de soutien.
Pourquoi la gencive se retire-t-elle ?
Les facteurs en jeu dépendent de la situation.
Dans une récession gingivale, plusieurs facteurs sont associés au retrait de la gencive. Une gencive fine y est plus exposée. La position de la dent compte aussi, par exemple lorsqu’elle est plus avancée que ses voisines et recouverte d’un os fin. Un brossage trop appuyé ou une brosse dure peuvent contribuer au retrait, en particulier sur une gencive fine. Une inflammation de la gencive peut également jouer un rôle.
Dans une maladie parodontale, le retrait de la gencive accompagne la perte des tissus de soutien. La maladie résulte d’un déséquilibre entre les bactéries de la plaque et les défenses de l’organisme. Le tabac et le diabète font partie des facteurs associés, sans l’expliquer à eux seuls.
Dans les deux cas, identifier ce qui favorise le retrait de la gencive aide à choisir la bonne approche.
Comment savoir de quoi il s’agit ?
Le diagnostic passe par un examen des gencives et des tissus de soutien. Le praticien mesure la hauteur de racine découverte sur les dents concernées. Il observe aussi l’épaisseur de la gencive et la position des dents.
Il glisse ensuite une sonde fine et graduée entre la gencive et la dent, en plusieurs points. Ce geste repère des poches, c’est-à-dire des espaces anormalement profonds, ainsi que des saignements. La mobilité des dents est également vérifiée. Des radiographies adaptées à votre situation permettent d’évaluer l’os.
Nous vous interrogeons enfin sur vos habitudes de brossage, le tabac, votre santé générale et ce que vous avez remarqué. Ces éléments permettent de distinguer une récession isolée d’une maladie parodontale. Si une maladie parodontale est suspectée, un bilan parodontal complet peut être réalisé. Les mesures relevées servent aussi de repère pour suivre l’évolution lors des contrôles.
Comment traiter un déchaussement dentaire ?
Le traitement dépend de la situation identifiée lors de l’examen.
En cas de maladie parodontale, le traitement des gencives et des tissus de soutien passe en premier. Ses étapes sont présentées sur la page Maladie parodontale.
En cas de récession gingivale, la première étape consiste à limiter ce qui la favorise. Le praticien peut vous montrer une technique de brossage plus douce, adaptée à la zone. Une sensibilité peut être soulagée par des soins adaptés. La récession est ensuite surveillée lors des contrôles.
Toutes les récessions ne demandent pas une intervention. Une greffe de gencive peut être envisagée lorsqu’une récession s’aggrave, gêne l’entretien ou reste sensible. Elle peut aussi l’être lorsqu’une dent visible vous paraît plus longue et que cela vous gêne. Cette intervention est présentée sur la page Greffe de gencive.
Comment limiter la progression ?
Quelle que soit la situation, quelques gestes aident à préserver vos gencives :
- utiliser une brosse souple, avec un geste doux, sans frotter fort ;
- nettoyer entre les dents avec le dispositif adapté à vos espaces ;
- venir aux contrôles réguliers, qui permettent de suivre l’évolution de vos gencives ;
- signaler tout changement, comme une dent qui bouge, une sensibilité nouvelle ou des saignements.
Ces gestes ne remplacent pas l’examen. Ils complètent le traitement adapté à votre situation.
Questions fréquentes
Cela dépend de la cause et du soutien qui reste autour de la dent. Une récession sans perte d’os n’a pas les mêmes conséquences qu’une maladie parodontale avancée. L’examen permet d’évaluer ce soutien et les options possibles pour votre dent.
Les durées et le nombre de rendez-vous indiqués correspondent à une situation standard. Votre praticien vous précisera ce qu’il en est dans votre cas.
Non. Une gencive qui s’est retirée ne se reforme pas d’elle-même. Traiter l’inflammation et adapter le brossage peuvent en revanche aider à limiter la progression. Dans certaines situations, une greffe de gencive peut recouvrir une partie de la racine.
Les durées et le nombre de rendez-vous indiqués correspondent à une situation standard. Votre praticien vous précisera ce qu’il en est dans votre cas.
L’âge ne suffit pas à l’expliquer. Une récession ou une maladie parodontale peut apparaître à différents âges, puis évoluer avec le temps si ses facteurs persistent. Un déchaussement mérite donc d’être examiné, quel que soit votre âge.
Les durées et le nombre de rendez-vous indiqués correspondent à une situation standard. Votre praticien vous précisera ce qu’il en est dans votre cas.
Lorsque la gencive se retire, la racine se trouve exposée. Elle n’est pas recouverte d’émail et peut réagir au froid, au chaud ou au brossage. Une sensibilité peut aussi venir d’une carie ou d’une fissure. L’examen permet d’en trouver l’origine.
Les durées et le nombre de rendez-vous indiqués correspondent à une situation standard. Votre praticien vous précisera ce qu’il en est dans votre cas.
Un brossage trop appuyé fait partie des facteurs associés aux récessions, en particulier sur une gencive fine. Il n’en est pas la seule explication. Une brosse souple et un geste doux ménagent la gencive tout en retirant la plaque. Le praticien peut vérifier votre technique lors d’un rendez-vous.
Les durées et le nombre de rendez-vous indiqués correspondent à une situation standard. Votre praticien vous précisera ce qu’il en est dans votre cas.
Prendre rendez-vous pour un déchaussement dentaire à Saint-Raphaël
Vous avez l’impression que vos gencives se retirent, ou qu’une dent bouge ? Le Dr Alexandre Fèvre et l’équipe vous reçoivent à Saint-Raphaël pour examiner vos gencives et comprendre ce qui se passe. Téléphonez au secrétariat pour convenir d’un rendez-vous, ou passez par le formulaire de contact : nous vous rappelons.
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